Une vision très imagée de notre hobby.
Hilarant! Taper dans un moteur de recherche thomastexplique, et on débouche sur Youtube.
http://fr.youtube.com/user/Thomastexplique
Quelques titres: le moustachu, Pach Air, la voltige...
Mes préférées:
http://fr.youtube.com/watch?v=OZoXP4heVWk
http://fr.youtube.com/watch?v=bjW8Ou3q6Hc
http://kr.youtube.com/watch?v=9AOgDus91U0
http://fr.youtube.com/watch?v=jybzFyFK8mA
Volansal du 27 mai 2004
C’est avec un retard de cinq chapelets que j’arrivais enfin à la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Lévitation. Le sourire apparut sur le visage du Père Supérieur, Bernardino, Saint Patron du plus-lourd-que-l’air. L’ allégresse inondait l’assistance pour accueillir le novice que je suis, et cela malgré mon léger retard (je dirai 5 « Pater Noster » et 5 « Ave Maria »).
A peine avais-je salué mes frères pilotes, ainsi que mes sœurs de l’ordre des Contemplatrices (venues en spectatrices) que Frère Jean, espiègle sportif tentait de marquer tantôt un but, tantôt un panier avec son modèle ailé qui finit par embrasser le mur des lamentations .
Frère Noël a pêché par orgueil avec sa Drenalyne en voulant suivre les pas de Père Bernardino dans un exercice particulier : le « Drenalus erectus ». Mais la main de Dieu s’est abattue sur le pupitre de Frère Noël pour le punir de cette insolence : tenter d’imiter notre Père Supérieur dans une mission réservée aux Sages…
Pendant que Frère Damien élevait avec maîtrise son « Biplençon », tutoyant même la Voûte Célèbre (pour ses câbles qui traînent partout), je m’affairais autour de mon modèle, ailé certes, mais anémique, avec la bénédiction du Père Bernardino. Dans un premier temps, je me flagellais de honte pour ne pas avoir vérifié le sens des gouvernes du « Monoplanflyplus ». Penché sur le pupitre des saintes écritures selon Multiplex , Père Bernardino parvint à faire jaillir la vérité des entrailles du « Monoplanflyplus », crachant au passage la divine hélice. C’est avec grande bonté que Frère Daniel me prêta son flacon de cyanobénite. Frère Jean vint également à mon secours avec son ingénieuse hélice qui ne servait plus hélas à son modèle ailé. En moi raisonnaient les divines paroles des Frères Vadrouilles « Y’a plus d’hélice, hélas ! – C’est là qu’est l’os ! ». J’ai effectué quelques tours de révérence qui se terminaient invariablement par des planter-de-bec-croupe-en-l’air fort appréciés des Sœurs Contemplatrices (qui je vous le rappelle n’ont pas fait vœu de silence - leurs rires résonnent encore dans le cloître dédié au vol en salle). Frère Mathieu , avec son « Family-D » a tenu compagnie au Frère Gilles qui a sorti son « Biplençon » pour entreprendre des ballets aériens maîtrisés… excepté le dernier qui fut fatal. Frère Vincent a envoyé vers les cieux son « Biplençon » pour la première fois sous les encouragements des frères et des sœurs.
Père Bernardino acheva la messe dans un ballet mi-ange mi-démon avec son « bi-plumes » qui épousait les limites de notre Cathédrale .
Et c’est avec quelques plumes en moins, pour certains, que chacun regagna son humble demeure avec déjà le diable au corps dans la perspective d’une prochaine messe aérodynamique.
Les absents se présenteront devant le confessionnal munis de leur chapelet.
Votre serviteur, Frère Marc.
P.S. : Le cardinal m’a chargé de vous transmettre le parchemin ci-joint